La Sûreté urbaine du Commissariat central de Rufisque a interpellé cinq personnes dans le cadre d’une affaire mêlant séquestration, violences, tentative d’extorsion et collecte présumée frauduleuse de données personnelles. Le dossier comporte également un volet portant sur des faits qualifiés d’actes contre nature, qui fait l’objet d’investigations distinctes.
L’affaire a débuté lundi 10 août 2026 lorsqu’un habitant de Rufisque s’est présenté aux enquêteurs pour signaler avoir été séquestré et agressé par plusieurs individus. Alors qu’il se trouvait au commissariat, l’un des suspects continuait de le contacter par téléphone afin de lui réclamer 300 000 francs CFA et de lui fixer un lieu de rendez-vous.
Les enquêteurs ont alors organisé une opération permettant d’interpeller les personnes mises en cause. Selon les éléments communiqués dans le cadre de la procédure, les suspects auraient reconnu leur implication et expliqué avoir élaboré un plan après avoir reçu des avances qu’ils considéraient comme indécentes de la part du plaignant.
D’après les premières investigations, le groupe aurait pénétré au domicile de la victime, avant de la retenir contre son gré et de lui soustraire certains biens. Les cinq personnes interpellées ont ainsi été placées en garde à vue pour plusieurs chefs présumés, dont association de malfaiteurs, vol avec violence, tentative d’extorsion de fonds, violation de domicile, violences et voies de fait ainsi que collecte illicite de données à caractère personnel.
Les enquêteurs ont ensuite approfondi leurs investigations sur le volet relatif aux faits à caractère sexuel. Une réquisition a notamment été adressée à l’hôpital Youssou Mbargane Diop afin que des examens médicaux soient réalisés sur les personnes concernées. Les tests sérologiques se sont révélés négatifs, tandis que les examens médicaux ont fait apparaître certaines lésions chez deux des suspects. Ces derniers ont toutefois contesté avoir eu des relations sexuelles avec le plaignant et n’ont pas reconnu les faits évoqués par les enquêteurs.
Au cours de la procédure, le plaignant a également été placé en garde à vue après que les enquêteurs ont découvert des éléments susceptibles, selon eux, de justifier des poursuites pour actes contre nature, incitation à la débauche et corruption de mineur et de la jeunesse. Une vidéo versée au dossier ferait notamment apparaître le plaignant avec un jeune homme âgé de 17 ans.
Les cinq personnes concernées ont finalement été présentées au parquet du Tribunal de grande instance de Rufisque. Les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément les responsabilités de chacun et de réunir les éléments nécessaires à la suite de la procédure judiciaire.




