L’Assemblée nationale du Sénégal a été le théâtre d’une scène de forte tension ce lundi 29 juin 2026, illustrant la dégradation du climat politique autour du projet de révision constitutionnelle.
Au cœur de l’incident, le député Abdou Mbow a tenté de reprendre la parole au pupitre après le rejet de sa question préalable. Cette initiative a provoqué une réaction immédiate de députés de la majorité affiliée à Pastef, qui ont cherché à l’empêcher physiquement de s’exprimer, déclenchant une mêlée générale dans l’hémicycle.
La situation a rapidement dégénéré, nécessitant l’intervention des gendarmes du GIGN pour rétablir l’ordre au sein de l’institution parlementaire.
Dans la foulée, Thierno Alassane Sall a dénoncé une violation du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Selon lui, les pratiques parlementaires autorisent un député à reprendre la parole après une question préalable, notamment si d’autres intervenants se sont exprimés entre-temps.
Le député a également vivement critiqué le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, l’accusant de diriger l’institution en dehors des règles démocratiques. Il a évoqué une dérive autoritaire et un fonctionnement qu’il qualifie de « puschiste », dénonçant une rupture avec les principes parlementaires établis.
Au-delà de l’incident, Thierno Alassane Sall a pointé un climat politique marqué par la montée de la tension, de la violence et de la défiance entre majorité et opposition. Il a estimé que la révision constitutionnelle en cours ne répond pas aux exigences de renforcement démocratique, mais s’inscrit plutôt dans une logique de confrontation politique.






