L’enquête sur une affaire présumée de trafic de « billets noirs », dans laquelle le lutteur Reug Reug est cité, connaît de nouveaux développements. Les investigations menées par la Brigade de recherches de Faidherbe ont conduit à l’interpellation de Hamady Diop, présenté comme un possible intermédiaire dans cette affaire.
Le suspect a été arrêté mardi dernier à Bambilor, dans le département de Rufisque. Selon les informations rapportées par L’Observateur, son nom aurait été communiqué aux enquêteurs par Délégane Faye, dit « Saltigué ». Ce dernier aurait expliqué aux enquêteurs que Hamady Diop lui aurait proposé des coupures noircies présentées comme des dollars.
La transaction évoquée porterait sur une valeur annoncée de 30 millions de francs CFA, en échange d’un paiement de 2 millions de francs CFA. Le promoteur concerné aurait ensuite remis les coupures à « Saltigué », avec pour mission de trouver des personnes capables de procéder à leur traitement. Ces éléments s’inscrivent dans le cadre d’une enquête sur un trafic présumé et ne permettent pas, à ce stade, d’établir l’authenticité des billets concernés.
Les enquêteurs ont également procédé à l’exploitation du téléphone de Hamady Diop ainsi qu’à l’analyse de plusieurs enregistrements audio. Ces vérifications auraient permis de faire apparaître le nom d’un autre protagoniste, jusqu’ici absent de la procédure, rapporte le même quotidien.
Parallèlement, le dossier concernant Pape Abdoulaye Touré connaît lui aussi un nouveau rebondissement. I. Ndiaye, vigile au Centre des œuvres universitaires de Dakar, a été interpellé une nouvelle fois par la Section de recherches de Colobane. Déjà entendu au début de l’enquête avant d’être remis en liberté, il a été arrêté jeudi 1er octobre. Son défèrement était annoncé pour le vendredi 2 octobre.
Les investigations porteraient notamment sur ses données téléphoniques, que les enquêteurs cherchent à confronter aux éléments de la procédure. Assisté par Me Tacha Cissé, I. Ndiaye conteste les faits qui lui sont reprochés et affirme n’avoir jamais rencontré Pape Abdoulaye Touré, selon L’Observateur et Dakaractu.
Sur le plan judiciaire, le parquet poursuit également ses démarches contre certaines décisions ayant permis à des mis en cause de bénéficier d’une remise en liberté ou d’un contrôle judiciaire. Dans l’affaire Pape Abdoulaye Touré, le ministère public a fait appel des ordonnances plaçant trois inculpés sous contrôle judiciaire. Ces recours doivent être examinés par la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar.
Reug Reug, lui aussi placé sous contrôle judiciaire, reste concerné par la procédure. Le parquet a également engagé des démarches devant la chambre d’accusation. L’enquête se poursuit donc afin de déterminer les responsabilités de chacun et d’éclaircir les différents liens entre les protagonistes cités dans ces dossiers.






