Au lendemain de l’élimination du Sénégal en huitièmes de finale de la Coupe du monde face à la Belgique, la gestion de la délégation sénégalaise fait l’objet de vives critiques. Invité de l’émission « Point de vue » sur la RTS, le secrétaire général de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Abdoulaye Sow, est monté au créneau pour défendre le bilan de l’instance.
Face aux accusations visant l’organisation interne durant la compétition, le dirigeant a rejeté toute responsabilité individuelle, tout en reconnaissant la déception générale. Selon lui, certaines critiques relèvent davantage d’une tentative d’influencer l’opinion publique. « Nous comprenons la frustration des Sénégalais et nous la partageons. Mais les responsabilités seront assumées de manière collective. Contrairement à ce qui est avancé, le secrétaire général a pleinement rempli son rôle », a-t-il affirmé.
Abdoulaye Sow a également levé le voile sur un épisode sensible ayant marqué le séjour de la sélection. Il est revenu sur la polémique liée au chef cuisinier de l’équipe, évoquant un incident assimilé à des faits de harcèlement sexuel. Une situation jugée délicate, notamment en raison des différences culturelles entre le Sénégal et les États-Unis, pays hôte de la compétition.
Selon ses explications, la Fédération a rapidement opté pour une mesure conservatoire en rapatriant l’intéressé, afin d’éviter toute escalade judiciaire et de préserver l’image du pays. Cette décision aurait été prise en concertation avec le président de la FSF ainsi qu’avec les autorités sénégalaises.
Le responsable fédéral regrette toutefois les interprétations faites autour de cette affaire, certaines voix évoquant une tentative de déstabilisation de la délégation. Il précise au contraire que les structures impliquées étaient mandatées par la Fédération elle-même, dans une logique d’anticipation et de gestion des risques.






