La défaite du Sénégal face à la France (3-1) continue d’alimenter les débats, notamment sur les causes profondes du basculement observé en seconde période. Pour Pape Fall, l’explication principale réside dans un effondrement physique des Lions après la pause.
L’ancien international sénégalais met pourtant en avant une première période globalement maîtrisée. Bien organisés tactiquement, les Lions ont su varier les approches, alternant pressing haut et bloc médian, tout en se créant plusieurs opportunités. Mais cette domination relative n’a pas été concrétisée, un facteur déterminant à ce niveau de compétition.
Selon lui, Didier Deschamps a parfaitement lu la physionomie du match. Conscient de l’impact des conditions climatiques et de l’intensité imposée par le Sénégal en première période, le sélectionneur français aurait anticipé une baisse de régime progressive de son adversaire.
La seconde période a confirmé cette lecture. Le Sénégal a perdu en compacité et en lucidité, laissant progressivement le contrôle du jeu à une équipe de France plus fraîche et mieux structurée dans la gestion des temps faibles et forts.
Pape Fall pointe également la condition physique de certains cadres. Kalidou Koulibaly, solide avant la pause, a vu son influence diminuer au fil du match, notamment en raison d’un manque de rythme lié à une période d’inactivité. Même constat pour Idrissa Gana Gueye, contraint de décrocher très bas pour compenser les déséquilibres, sans parvenir à structurer le jeu collectif.
D’autres éléments clés, comme Lamine Camara ou Pape Gueye, n’ont pas affiché leur rendement habituel, accentuant les difficultés de l’équipe à maintenir son intensité.
Au-delà des cas individuels, l’ancien Lion insiste sur un principe fondamental : la compétitivité ne se simule pas. L’absence de rythme en club ou de temps de jeu régulier finit par se payer au plus haut niveau, surtout dans un contexte aussi exigeant qu’une Coupe du monde.
Pour lui, le constat est clair : sans joueurs physiquement prêts et en pleine compétition, le Sénégal s’expose à de nouvelles désillusions. Une analyse qui pose directement la question des choix et de la gestion de l’effectif pour la suite du tournoi.






