Le processus de paix en Casamance continue de produire des résultats tangibles pour les populations locales. Selon Henry Ndecky, coordonnateur des organisations de la société civile pour la paix en Casamance (COSPAC), plus de 62 000 personnes ont été enrôlées à l’état civil dans la région de Ziguinchor, profitant de l’accalmie sécuritaire observée ces dernières années. S’exprimant lors d’une journée de communication à Bignona, consacrée au processus de paix et à la situation dans le Nord-Sindian, il a souligné que ce chiffre marque une progression significative par rapport aux quelque 55 000 personnes précédemment enregistrées.
Des avancées liées à l’accalmie sécuritaire
Selon Henry Ndecky, ces résultats traduisent concrètement les effets positifs de la stabilisation progressive de la région. L’amélioration du climat sécuritaire a permis de relancer des opérations administratives essentielles, notamment l’enrôlement à l’état civil, longtemps entravé par le conflit. Il a salué les efforts des autorités sénégalaises, en particulier ceux du président Bassirou Diomaye Faye et du Premier ministre Ousmane Sonko, pour renforcer l’accès des populations aux services administratifs de base.
Dialogue et réintégration au cœur du processus
Le coordonnateur du COSPAC a également mis en avant le rôle déterminant des facilitateurs et des acteurs du dialogue dans la réduction des tensions. Les initiatives de médiation, combinées à des programmes d’intégration, ont permis à de nombreux ex-combattants de réintégrer leurs communautés et de participer aux projets de développement.Cette dynamique contribue à consolider la paix sur le terrain, en favorisant à la fois la cohésion sociale et le développement économique local.
Vers une extension des efforts
Pour pérenniser ces acquis, Henry Ndecky plaide pour l’élargissement des opérations d’enrôlement à d’autres régions du sud, notamment Sédhiou et Kolda. Il appelle également à un renforcement de l’accompagnement socio-économique des anciens combattants, estimant que leur insertion durable constitue un levier essentiel pour éviter toute résurgence des tensions.






