Dans la nuit du 27 juillet 2025, ils étaient 244 à prendre la mer dans l’espoir d’un avenir meilleur. Hommes, femmes, enfants, tous partis d’un point proche de Karang, à la frontière gambienne, avec pour seule destination en tête : l’Espagne.
Trois jours plus tard, leur embarcation a été interceptée à 145 milles nautiques au large de Saint-Louis, au nord du Sénégal. Fatigués, déshydratés, certains en état de choc, ils ont été secourus par la Marine nationale, puis remis à la Division nationale de Lutte contre le Trafic de Migrants et Pratiques Assimilées (DNLT).
Un groupe composite, venu de toute l’Afrique de l’Ouest
Les profils de ces passagers de fortune racontent l’ampleur du phénomène migratoire :
- 114 Sénégalais, dont 8 femmes et 8 mineurs
- 51 Guinéens, en majorité des femmes et des enfants
- 52 Gambiens, surtout des hommes jeunes
- 12 Ivoiriens, presque exclusivement des femmes et des filles
- 9 Maliens
- Et quelques autres venus du Ghana, du Bénin et du Burkina Faso
Une enquête pour remonter la filière
Au-delà du drame humain, les autorités veulent comprendre qui tire les ficelles de ces opérations clandestines. Une enquête est en cours pour identifier les organisateurs de ce réseau, souvent bien rodé et lucratif, qui met en péril des centaines de vies chaque semaine.
Malgré les risques, les arrestations et les naufrages, des milliers de jeunes continuent de tenter cette traversée. Parce que derrière chaque passager, il y a un rêve, une urgence, ou simplement l’envie de survivre autrement.












