a victoire du Sénégal en finale de la Coupe d’Afrique des nations n’a pas refermé le chapitre des tensions. Alors que l’euphorie sportive s’estompe, un front institutionnel s’ouvre désormais au sein des organes de gouvernance du football africain.
Le président de la Fédération Sénégalaise de Football, Abdoulaye Fall, fait l’objet d’une procédure engagée devant les instances disciplinaires de la Confédération Africaine de Football. Selon des sources internes, certains responsables fédéraux auraient saisi la commission compétente après des propos tenus à Bambey au lendemain du sacre sénégalais, jugés inappropriés dans le contexte continental.
Une rivalité au sommet
Au-delà des déclarations incriminées, le climat semble s’être dégradé entre le dirigeant sénégalais et Fouzi Lekjaa, figure influente de la gouvernance du football africain. Des sources concordantes évoquent des plaintes croisées et un contentieux personnel qui dépasserait le simple cadre protocolaire.
Cette séquence révèle des fractures internes persistantes au sein de l’instance continentale, où les équilibres politiques et les rivalités d’influence jouent un rôle déterminant dans les rapports de force.
Risques disciplinaires
La procédure suit désormais son cours devant les organes compétents de la Confédération Africaine de Football. En fonction des conclusions de la commission de discipline, les sanctions pourraient varier d’un avertissement formel à une suspension temporaire de toute activité liée au football.
Pour la Fédération Sénégalaise de Football, l’enjeu est stratégique : une éventuelle sanction contre son président fragiliserait sa position dans les arènes décisionnelles africaines, au moment où les alliances internes sont déterminantes pour les futures échéances électives et organisationnelles.






