Bougar Diouf, président de l’Union des Panafricanistes du Sénégal (UPS), a été placé sous mandat de dépôt ce lundi après son déferrement au parquet. L’activiste avait été convoqué par la Division spéciale de la cybercriminalité (DSC) à la suite de plusieurs publications faites sur sa page Facebook. Celles-ci concernaient le conflit en Casamance, l’armée sénégalaise ainsi que le Premier ministre et leader politique Ousmane Sonko.
Le parquet a retenu contre lui le chef d’accusation de diffusion de fausses nouvelles, une infraction prévue et réprimée par le Code pénal sénégalais. Sa mise en détention préventive intervient dans un contexte où les autorités surveillent de plus près les publications en ligne, notamment celles susceptibles de toucher aux questions sécuritaires et politiques sensibles.
Conformément à la procédure de flagrant délit, Bougar Diouf sera présenté devant le tribunal ce mercredi pour y être jugé. Son procès s’annonce suivi de près, tant par les acteurs politiques que par les organisations de défense des droits humains, qui dénoncent régulièrement un usage excessif des dispositions répressives liées à la liberté d’expression.






