La séance dédiée à l’examen et au vote des projets de loi relatifs au Code du travail et au Code de la sécurité sociale a été marquée par l’installation officielle d’une nouvelle parlementaire. Salimata Dieng a en effet fait son entrée à l’Assemblée nationale, prenant la succession de Marie Angélique Mame Selbé Diouf, appelée à exercer des fonctions au sein du gouvernement.
La cérémonie d’installation, conduite par le président de l’institution parlementaire, marque une étape symbolique pour la nouvelle élue, qui intègre l’Hémicycle dans un contexte politique dense, dominé par des réformes structurantes du cadre social et professionnel.
Face à la presse, Salimata Dieng a affiché sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de continuité et d’efficacité. Elle a souligné son ambition de contribuer activement aux travaux parlementaires, malgré une prise de fonction en cours de processus législatif. Insistant sur son engagement, elle a évoqué la nécessité d’apporter une valeur ajoutée aux débats en cours.
Son arrivée intervient à un moment stratégique pour la majorité parlementaire, engagée dans l’examen de textes majeurs susceptibles de redéfinir les équilibres du droit du travail et du système de protection sociale au Sénégal. Dans cette configuration, chaque renfort politique revêt une importance particulière pour la consolidation des positions au sein de l’Assemblée.
Par ailleurs, cette nouvelle configuration parlementaire s’inscrit dans une perspective plus large de réforme institutionnelle. Le projet de révision de l’article 59 de la Constitution, actuellement à l’étude, prévoit un élargissement des prérogatives des députés, notamment dans le cadre des commissions d’enquête. Ces dernières pourraient bénéficier de pouvoirs d’audition étendus, renforçant ainsi le rôle de contrôle de l’Assemblée, tout en respectant les principes liés aux immunités constitutionnelles.






